Paroisse Saint-Denys de La Chapelle
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      Pélerinage en Pologne

Pélerinage en Pologne

Totus tuus

Nous étions 28 paroissiens de St Denys de la Chapelle à nous embarquer le 21 juin pour la Pologne juste après la visite de notre cardinal André Vingt Trois à la messe dominicale. Nous avons vécu de grands moments dans cette Pologne si priante, si mariale et si soudée autour de sa nation.


CZESTOCHOWA

Nous avons atterri à l’aéroport de Cracovie et dès le lendemain nous avons visité le sanctuaire de Czestochowa à Jasna Gora.
C’est le lieu le plus populaire de la piété mariale Polonaise avec son icône célèbre de la madone noire. C’est aussi un haut lieu de la résistance Polonaise à ses multiples envahisseurs

[( La Suède attaqua la Pologne en 1655. Le 18 novembre de cette même année, les Suédois arrivent devant la forteresse de Jasna Góra, et exigent sa reddition immédiate. Bien que la place ne soit défendue que par 170 soldats, 20 officiers et 70 moines, face à une armée de 3 000 Suédois, le prieur Augustyn Kordecki n’est pas enclin à laisser entrer des armées luthériennes dans le sanctuaire, que d’ailleurs le chef des Suédois qualifiera de « poulailler ». Après 40 jours, les Suédois lèvent le siège. Depuis lors, et après la consécration de la Pologne à Notre Dame de Jasna Góra, le 1er avril 1656 à Lviv par le roi Jean II Casimir Vasa, Jasna Góra est non seulement le cœur religieux du pays, mais aussi le symbole de sa liberté politique.
La première Guerre mondiale va permettre à la Pologne de retrouver son indépendance. Mais en 1920, l’Armée rouge menace Varsovie. L’épiscopat polonais se réunit alors à Jasna Góra le 27 juillet, et renouvelle la consécration à Marie. Des milliers de pèlerins affluent vers le sanctuaire pour demander à leur Souveraine la libération du pays. Le 15 août, jour de l’Assomption, ils sont exaucés : c’est le « miracle de la Vistule ».)]

En mai 1936, 25000 étudiants

**se consacrent à Marie

et font le vœu de bâtir une nouvelle Pologne. Parmi eux, un certain Karol Wojtyła.

En 1956, le cardinal Stefan Wyszyński a renouvelé les Serments de la Nation de Jasna Góra - l’acte de promesses de l’épiscopat - lors de la 300e célébration des Serments du roi Jean Casimir.

VARSOVIE

Le 2ème soir nous nous sommes rendus à VARSOVIE pour rendre visite à notre ancien curé le père Mariusz Tłokinski qui nous accueillis dans les locaux de la paroisse de Wesoła confiée à la communauté du Chemin Neuf . Les anciens paroissiens ont eu aussi la joie de revoir Ania qui avait été quelques années à St Denys de la Chapelle.
Le lendemain nous avons visité la vieille ville de Varsovie et particulièrement

**le château royal.

Il faut noter que la vieille ville a été entièrement reconstruite entre 1946 et 1956 suite à la destruction systématique par le pouvoir Nazi en 1944 qui a maté l’insurrection de Varsovie qui a fait 200 000 morts.
C’est là que nous avons commencé à comprendre que la nation Polonaise est vraiment une nation martyre ! Cette nation a été particulièrement malmenée par ses agressifs voisins la Prusse, l’Autriche et la Russie Tzariste et la suéde .
Elle a subi par trois fois un humiliant partage en 1772, 1793, 1795 entre l’Empire de Russie, le Royaume de Prusse et l’Empire d’Autriche.
Mais c’est surtout au siècle dernier qu’elle a vécu le martyre de la part du nazisme de 1939 à 1945 pour retomber tout de suite après derrière le rideau de fer .
Le peuple Juif qui représentait 10% de la population en 1939 soit 300 000 personnes a été presque entièrement exterminé par les Nazis.
Les visites du pape polonais les années 1979, 1983, et 1987 ont été déterminantes pour accompagner le peuple polonais dans le basculement du communisme.

**Saint-Stanislas-Kostka de Varsovie

Le père Popiełuszko ordonné en 1972 par le primat cardinal Wyszyński a desservi cette paroisse .

[(Aumônier du syndicat « Solidarność » il célèbre chaque mois dans sa paroisse des messes dites « Messes pour la Patrie » au cours desquelles il prononce dans ses homélies de vibrants sermons condamnant courageusement le régime en place depuis le démarrage de l’état de guerre proclamé le 13 Décembre 1981 par le général Jaruzelski . Ses sermons sont régulièrement diffusés par Radio Free Europe. Ces célébrations, attirant des milliers de fidèles, sont quadrillées par un important dispositif de policiers en uniforme et en civil. n 1983, il figure sur une liste de 69 « prêtres extrémistes » établie par le gouvernement du général Jaruzelski. Il a été torturé et assassiné le 19 Octobre 1984 par la SB (Służba Bezpieczeństwa = service de sécurité).
Il devient le symbôle de la résistance du peuple polonais. Jean Paul II viendra lors e son 3ème voyage en Pologne se recueillir sur sa tombe. Il a été béatifié sous Benoît XVI. Une personne du diocése de Créteil a été guérie inexplicablement suite à la demande de son intercession.)]

**Jędrzejów

Jędrzejów a été fondée au VIIème siècle. Vers 1140, le premier monastère cistercien de Pologne y est fondé à l’initiative de l’archevêque de Gniezno. Venus de l’abbaye de Morimond (Champagne-Ardenne), les premiers religieux s’y installent en 1149. À l’époque, la localité est située sur la route commerciale reliant Cracovie à la Prusse.
Vincent Kadlubek, l’ancien évêque de Cracovie, qui s’était retiré au monastère cistercien en 1218, y décède en 1223.
Visite du monastère cistercien. Cette abbaye est elle-même fille de Citeaux l’abbaye de Saint Bernard

CRACOVIE, NIEGOWIC, WADOWICE, la colline du WAVEL, Kalwaria Zebrzydowska

Ensuite nous sommes redescendus vers Cracovie qui est la région où

  • est né (1920) Karol Wotyła (Wadowice)
  • là où il a étudié (université Jagellon de Varsovie)
  • a travaillé comme ouvrier dans l’usine Solvay
  • été séminariste clandestin (1942)
  • ordonné prêtre (1946) ,
  • formation à l’Angelicum de Rome
  • première paroisse à NIEGOWIC (1948)
  • aumônier à la paroisse universitaire Saint-Florian de Cracovie (1949)
  • évêque (1958) ,
  • archevêque (1963)
  • puis Cardinal (1967). C’est une région très riche en histoire de résistance à ses multiples ennemis avec la symbolique colline du Wavel mais je ne retiendrai que les lieux essentiels dans la croissance spirituelle de Jean Paul II.

**Tout d’abord Wadowice où il est né .

Il habitait avec ses deux parents , son frère un appartement au premier étage de la place du marché dont les fenêtres donnaient directement sur l’église paroissiale : Présentation-de-la-Vierge-au-Temple. Le jeune Karol y servait la messe.
Cette maison est transformée en musée . Le jour où nous l’avons visité une centaine de motards se sont bruyamment garés en ligne sur la place du marché . Nous nous attendions à de bruyantes et viriles démonstrations et en fait tous sont rentrés dans l’église pour assister à la messe. Nous sommes en Pologne !

[(« Tout a commencé à Wadowice. La vie, l’école, les études, le théâtre, la prêtrise. Tout. »)]

a dit Jean-Paul II .
Après la disparition de sa mère en 1929 et son frère médecin à Cracovie qui a attrapé la scarlatine en 1932, à 12 ans il habite seul avec son père. Cet homme profondément religieux mène une vie austère. Devenu veuf, sa vie est marquée par une prière constante. La nuit, il se réveille pour prier. Avec son fils, il parle sans difficulté du sacerdoce. Son exemple constitue pour son fils "une sorte de séminaire domestique".
Très tôt, son père l’emmène à

**Kalwaria Zebrzydowska,

à quelques kilomètres de la ville, l’un des plus grands sanctuaires mariaux de la Pologne, qui jouit à l’époque d’une extraordinaire affluence et qui ne peut pas ne pas avoir marqué le petit Karol. Très tôt aussi, il participe avec son père au pèlerinage de Czestochowa.
Le sanctuaire de Kalwaria Zebrzydowska est constitué d’une basilique en style baroque dédiée à la Vierge des Anges, d’un couvent des frères mineurs franciscains (appelés familièrement en Pologne bernardini), et d’une série de chapelles en style baroque et maniériste distribuées le long de six kilomètres et dédiées à la Passion de Jésus et à la vie de la Vierge.
Les travaux de construction commencèrent en 1601 quand Mikołaj Zebrzydowski, voïvode de Cracovie, décida de réaliser l’église de la Crucifixion en s’inspirant d’un modèle réduit en plâtre de la basilique de Sainte-Croix en Jérusalem. Entre 1604 et 1609, sur projet de l’architecte italien Giovanni Maria Bernardoni et de l’architecte et orfèvre flamand Paolo Baudarth, furent édifiés l’église
dédiée à la Vierge des Anges et le couvent des frères bernardins.

La dévotion mariale de Jean Paul II

Lorsqu’il devient évêque de Cracovie en 1958, Karol Wojtyla choisit pour devise

**« TOTUS TUUS »

une devise mariale. Affirme-t-il sa dévotion personnelle à Marie ?
Un biographe reconnu de Jean Paul II répond à cette question
(Témoignage Chrétien 5 Août 2004) :

[(Cette formule, « Totus tuus », ou plus complètement
« Totus tuus ego sum et omnia mea tua sunt. »,
« Je suis tout à toi et tout ce que j’ai est à toi. »,
il l’emprunte à Louis-Marie Grignion de Montfort qui l’a profondément marqué. La lecture du Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge l’a aidé à revenir au culte de Marie dont il se méfiait un peu. Karol Wojtyla était en effet un intellectuel, avec une vision rationnelle, philosophique des choses. Pour lui, le culte de Marie, c’était un peu la foi du charbonnier, le culte populaire avec tous les risques afférents. C’est tellement facile d’aimer la maman du Bon Dieu comme on aime sa maman ; ça ne demande pas trois années de théologie ! Mais le risque de ce culte-là, c’est qu’il fasse oublier le Christ, la seule divinité. Marie n’est que la mère du Christ. Louis-Marie Grignion de Montfort lui a permis de mieux comprendre que le culte de Marie pouvait pourtant être poussé très loin. Mais à une condition : qu’il soit le chemin vers le Christ. Vénérer Marie, c’est un moyen de s’approcher du Christ…..
Un événement va cependant accentuer le culte de Marie : l’attentat du 13 mai 1981. Interrogé sur l’éventuelle responsabilité du KGB, le pape répondra : " Je ne sais pas qui a tenu l’arme, mais je sais qui en a détourné le tir. " Il pensait évidemment à la Vierge. Quand il est sur son lit de convalescent, on lui dit que le jour et l’heure de l’attentat correspondent au jour et à l’heure de la première apparition de Fatima.)]

Il est difficile de rendre compte d’une visite aussi riche ! Je n’ai mis que les aspects qui m’ont le plus surpris et que sans une visite sur place je n’aurais jamais découvert.

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Saint-Denys de la Chapelle
- 16-18 rue de La Chapelle 75018 Paris
- Messes samedi 18h30, dimanche 11h
- Messes lundi, mercredi, jeudi, vendredi à 12h15
- Office des laudes les lundi 8h30, jeudi et vendredi 7h30
Basilique Sainte-Jeanne d’Arc
- 18 rue de La Chapelle 75018 Paris
Eglise Saint-Pierre Saint-Paul
- 44 rue Charles Hermite 75018 Paris
- Messe à 9h le 1er dimanche du mois
- Office des laudes les mercredis matins à 7h30
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