A quoi sert le sacrement des malades ?

Retour sur le sacrement des malades à la Paroisse Saint-Denys de La Chapelle le 1er mars 2020.

Les paroissiens malades ou non, qui le souhaitent peuvent recevoir le sacrement (ou grâce reçue de Dieu), des malades ou l’onction des malades. Ce sacrement de guérison, les renforcent. Les malades doivent néanmoins, continuer à prendre leurs médicaments et à suivre leur traitement médical.

Recevoir le sacrement des malades

Ce dimanche 1er mars 2020, premier dimanche du temps de carême, dans la basilique Sainte Jeanne d’Arc de Paris, dans le 18ème arrondissement, dans le nord de Paris, la messe de 11 heures vient de commencer. Après le chant d’Entrée, notre vicaire, le Père Jean David CARRIOSO, qui préside la célébration Eucharistique, nous accueille, et nous annonce qu’au cours de la célébration, il nous présentera des enfants qui seront baptisés dans les semaines à venir, et que des paroissiennes et de paroissiens recevront le sacrement des malades.

Au début de la liturgie Eucharistique, après la prière universelle, notre curé, le Père Hervé LOUA, s’adresse à l’assemblée des fidèles, pour rappeler, qu’il avait depuis une dizaine de jours, proposé aux fidèles, qui le souhaitaient de recevoir le sacrement des malades, l’un des sacrements de guérison, pour se fortifier, pour guérir son corps et son âme.

Imposition des mains et onction à l’huile des malades

Ce dimanche donc une quinzaine de paroissiennes et de paroissiens, ont dit oui, au Père Hervé, pour recevoir le sacrement des malades et ont occupés les premières places réservées pour eux, devant l’autel. Accompagné d’une servante de messe, qui tient dans ses mains le vase contenant l’huile des malades et le bréviaire pour la prière des malades, le Père Hervé  commence par imposer ses mains, successivement sur la tête de chaque paroissienne et de chaque paroissien, qui reçoit le sacrement, puis prenant le vase contenant l’huile des malades, il est revenu, sur le premiers des paroissiens, et tout en prononçant son prénom, il a oint son front de cette huile, avec le signe de la croix, ainsi que les deux paumes de ses mains, tout en prononçant la prière de guérison, en deux versets, qu’il ponctuait à la fin de chaque verset, par « Amen » repris, par le fidèle, qui recevait le sacrement et par toute l’assemblée.

Notre Curé à une bonne mémoire, car, en dehors du jeune paroissien, qui n’avait pas participé la veille à la récollection, c’est-à-dire à la préparation au sacrement des malades, et à qui il avait demandé son prénom au moment de l’imposition des mains, il appela successivement chacun des quinze fidèles plus ou moins âgés, par son prénom, avant de lui oindre le front et les deux paumes de ses mains, de l’huile des malades.

La récollection ou la préparation au sacrement des malades

Au cours des messes, qui ont précédé le sacrement des malades, en proposant aux fidèles qui le souhaitaient, de recevoir le sacrement des malades, le Père Hervé avait insisté auprès des fidèles, qu’ils s’inscrivent pour cela, auprès de l’accueil de la Paroisse, car une préparation ou récollection était nécessaire, avant de recevoir ce sacrement.

Le samedi 29 février, la veille du 1er dimanche de carême une trentaine de fidèles, s’étaient rassemblés dans la salle Paroissiale, autour du Père Hervé, pour se préparer à recevoir le sacrement des malades.

Les Sept sacrements de l’Eglise Catholique

Le Père Hervé avait d’abord projeté un petit film, animé, montrant des personnes recevant ce sacrement. A la fin de la projection, il a interrogé les fidèles sur le nombre des sacrements dans l’Eglise Chrétienne, et Catholique Romaine, en particulier. Ensemble, ils ont énuméré sept sacrements, répartis en trois types de sacrements :

1)      Les Sacrements d’initiation à la vie Chrétienne ;

  • Le Baptême
  • L’Eucharistie ou la communion
  • La Confirmation

2)      Les Sacrements de guérison ;

  • Le sacrement des malades
  • Le sacrement de réconciliation ou la confession

3)      Les Sacrements de relation ;

  •  L’Ordination
  • Le mariage

Le Père Hervé nous a expliqué que le sacrement des malades s’appelle aussi l’onction des malades, depuis le concile de Vatican II.  Avant on l’appelait extrême onction.  Le sacrement des malades  est un sacrement des Églises catholique romaine, orthodoxes de tout genre et anglicane par lequel celui qui souffre est confié à la compassion du Christ, afin de renforcer, de guérir son corps et son âme. L’onction est faite avec une huile bénite et est célébrée par un prêtre.

Ce rituel remonte au premier temps de l’Eglise, on trouve ses premières manifestations dans la lettre de Saint Jacques (5, 14-15) : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné ». Il est bien clair que cette prescription de l’apôtre Jacques se situe dans le prolongement de l’action de Jésus lui-même, qui avait réalisé beaucoup de guérisons. Cf. l’Évangile selon Marc. Le père Hervé a exhorté les fidèles qui ont des traitements médicaux de continuer leurs traitements médicaux et à prendre leurs médicaments.

l’Absolution

Une paroissienne a fait alors remarquer que le sacrement des malades, devait être précédé du sacrement de réconciliation, le père Hervé a dit que cela était vrai, et il a ajouté qu’il fallait aussi pardonner, même à ceux qui nous avaient fait du mal. Après la prière de pénitence, et un de temps personnel de recueillement, le Père Hervé nous a alors donné collectivement l’absolution, terminant ainsi la préparation au sacrement des malades, conviant alors les fidèles aux messes, qu’ils avaient choisis ; la messe anticipée du samedi soir, ou celle du 1er dimanche de carême, pour recevoir leur sacrement. Et qu’au cours de ses deux messes, ils devaient être dans la procession, avec le curé.

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